- Étape 1 : décrocher son diplôme, son agrément et son visa d’exercice
- Étape 2 : demander son numéro INAMI avant la première facturation
- Étape 3 : s’inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises et s’affilier à une caisse sociale
- Étape 4 : ouvrir un compte bancaire professionnel
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Prendre rendez-vous (gratuit)Devenir kinésithérapeute indépendant en Belgique : toutes les démarches
Devenir kinésithérapeute indépendant en Belgique suit un parcours précis, du diplôme jusqu’à la prise en charge du premier patient. Ce parcours s’inscrit dans les particularités propres au métier de kinésithérapeute, entre numéro INAMI, exonération de TVA et choix du lieu d’exercice. Ce guide détaille, étape par étape, les démarches administratives, sociales et fiscales à accomplir pour vous lancer sereinement.
- L’accès à la profession passe par un diplôme reconnu, un agrément et un visa du SPF Santé publique;
- Le numéro INAMI reste indispensable pour facturer vos prestations aux mutualités;
- L’inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises coûte 111,50 € en 2026;
- Les cotisations sociales minimales s’élèvent à 890,42 € par trimestre en 2026;
- La majorité des actes du kinésithérapeute restent exonérés de TVA en vertu de l’article 44.
Étape 1 : décrocher son diplôme, son agrément et son visa d’exercice
Le master en kinésithérapie et en réadaptation, délivré par une université ou une haute école, constitue la première étape pour devenir kinésithérapeute indépendant. Une fois ce diplôme obtenu, la Communauté compétente délivre automatiquement votre agrément.
Le SPF Santé publique vous envoie ensuite votre visa, l’autorisation officielle qui vous permet d’exercer la profession sur le territoire belge. Ces deux documents restent indispensables avant toute autre démarche, y compris la demande de votre numéro INAMI.
Étape 2 : demander son numéro INAMI avant la première facturation
Le numéro INAMI vous permet de facturer vos prestations aux mutualités et de prétendre à certaines primes réservées aux kinésithérapeutes conventionnés. Vous le demandez directement lors de votre agrément, ou via un formulaire dédié à renvoyer à l’INAMI, à condition de disposer de votre diplôme, de votre agrément et de votre visa, et d’une adresse de contact en Belgique.
Votre numéro INAMI se termine par un code de compétence à trois chiffres, qui détermine les prestations que vous pouvez attester. À l’inscription, vous recevez par défaut le code 517, qui limite vos prestations aux patients hospitalisés en institution.
Étape 3 : s’inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises et s’affilier à une caisse sociale
Comme tout indépendant, vous devez inscrire votre activité à la Banque-Carrefour des Entreprises via un guichet d’entreprises agréé. Cette inscription coûte 111,50 € en 2026 et vous attribue votre numéro d’entreprise.
L’affiliation à une caisse d’assurances sociales est également obligatoire avant de démarrer votre activité de kinésithérapeute indépendant. Vos cotisations représentent 20,5 % de votre revenu net imposable, avec un plancher trimestriel de 890,42 € en 2026 pour un indépendant à titre principal, frais de gestion de la caisse non compris.
Étape 4 : ouvrir un compte bancaire professionnel
Bien que non obligatoire pour un indépendant en personne physique, un compte bancaire professionnel distinct facilite votre gestion comptable et évite tout mélange avec vos dépenses privées. Ce compte devient en revanche obligatoire dès un passage en société, le notaire ne pouvant finaliser la constitution sans une attestation bancaire du capital versé.
Étape 5 : vérifier son assujettissement à la TVA
La majorité de vos actes à finalité thérapeutique restent exonérés de TVA en vertu de l’article 44 du Code de la TVA, sauf pour certaines prestations sans but curatif comme le coaching sportif. Si vous exercez aussi ce type d’activités, vous devenez assujetti mixte et devez alors vous identifier à la TVA avant de facturer ces prestations.
Étape 6 : souscrire l’assurance responsabilité civile professionnelle
L’assurance responsabilité civile professionnelle reste la seule couverture obligatoire pour tout kinésithérapeute indépendant. D’autres garanties facultatives, comme la protection juridique ou l’assurance revenu garanti, complètent utilement votre couverture selon votre situation.
Étape 7 : choisir un logiciel de gestion patient homologué
Dès le lancement de votre activité, un logiciel de gestion patient facilite la tenue de vos dossiers et la transmission de vos attestations de soins aux mutualités via la plateforme MyCareNet, qui regroupe les services eAttest, eFact et eAgreement. Ces services restent aujourd’hui utilisés sur base volontaire, mais leur usage deviendra obligatoire pour tous les kinésithérapeutes à partir du 1er janvier 2027.
Quelques optimisations en début d’activité
Plusieurs leviers permettent d’alléger la fiscalité des premiers mois d’activité.
Reporter le paiement des cotisations sociales du premier trimestre
Un kinésithérapeute qui débute son activité en octobre ne perçoit généralement des revenus que sur les trois derniers mois de l’année. Ce revenu limité reste souvent inférieur à la quotité exemptée d’impôt, ce qui rend le paiement immédiat des cotisations peu utile fiscalement cette année-là. Reporter ce paiement au trimestre suivant permet de le déduire l’année suivante, lorsque les revenus sont plus élevés et la déduction plus avantageuse. Cette possibilité reste ouverte uniquement si le kinésithérapeute s’est affilié à sa caisse d’assurances sociales avant le début de son activité.
Un kinésithérapeute débute son activité le 1er octobre et facture 2 100 € par mois. Ses revenus de l’année s’élèvent donc à 6 300 €, un montant inférieur à la quotité exemptée d’impôt. Reporter le paiement des cotisations du quatrième trimestre à l’année suivante permet de profiter d’une déduction plus intéressante, une fois les revenus stabilisés.
Activer le crédit d’impôt pour les faibles revenus
Un crédit d’impôt remboursable existe pour les revenus professionnels compris entre 6 100 € et 26 380 €. En dessous de ce plancher, aucun crédit n’est accordé. Un kinésithérapeute dont le bénéfice de la première année se situe juste sous ce seuil peut avoir intérêt à ne pas déclarer l’ensemble de ses frais professionnels réels, afin que son bénéfice imposable atteigne le montant minimal requis.
Un kinésithérapeute débute son activité en octobre et facture 3 000 € par mois sur les trois derniers mois de l’année, soit un chiffre d’affaires de 9 000 €. Après déduction de 3 100 € de frais professionnels réels, son bénéfice s’élève à 5 900 €, un montant inférieur au seuil de 6 100 €. En ne déclarant qu’une partie de ses frais professionnels, il peut porter son bénéfice imposable à 6 100 € et ainsi activer le crédit d’impôt, ce qui transforme une déclaration neutre en un remboursement de quelques centaines d’euros.
Vérifier son éligibilité aux primes de lancement
Certaines primes régionales permettent d’alléger financièrement les débuts de l’activité. À Bruxelles, la prime Actiris, d’un montant de 4 000 €, est assez souvent accordée aux kinésithérapeutes qui s’installent dans la région, à condition d’être inscrit comme demandeur d’emploi avant le lancement.
Devenir kinésithérapeute indépendant en Belgique demande de respecter un enchaînement précis d’étapes administratives, sociales et fiscales, la grande majorité des praticiens démarrant en personne physique avant d’envisager une société une fois leur activité stabilisée. Prenez rendez-vous (gratuit) avec nos experts, ils vous accompagnent dès le lancement de votre activité 💬