Le taux réduit ISOC abaisse l’impôt des sociétés de votre société de 25 % à 20 % sur ses premiers 100 000 € de bénéfice. Encore faut-il remplir toutes les conditions, dont une rémunération minimale du dirigeant et le nouveau plafond d’ATN. Notre simulateur taux réduit ISOC vérifie votre situation en trois étapes. Il calcule aussi la rémunération qui vous manque et vous indique s’il est rentable de l’augmenter.

En résumé
  • Le simulateur contrôle six conditions : quatre liées à la société, deux liées à la rémunération du dirigeant;
  • Il calcule la hausse de rémunération nécessaire pour atteindre le minimum ou respecter le plafond de 20 % d’ATN;
  • Il compare l’économie d’ISOC au coût personnel de cette hausse (cotisations sociales et impôt);
  • Avec un bénéfice faible, augmenter la rémunération est souvent peu rentable;
  • Le résultat se télécharge en PDF, avec le détail de chaque calcul.

 

Taux réduit ISOC : ma société est-elle éligible ? Faites le test

Répondez aux questions de l’outil ci-dessous en quelques minutes. Le verdict s’affiche immédiatement, avec le détail de chaque calcul.

 

Comment fonctionne le simulateur taux réduit ISOC ?

Le simulateur se remplit en trois étapes. Vous décrivez d’abord votre société, puis la rémunération de son dirigeant. Il affiche ensuite un verdict, le détail des conditions et, si nécessaire, une analyse de la rentabilité d’une augmentation de la rémunération.

Pour le remplir, préparez trois chiffres : le bénéfice imposable de l’exercice, la rémunération brute versée et vos avantages en nature. Chaque question dispose d’une infobulle (le petit « i ») qui précise ce qu’il faut encoder. Le calcul se met à jour à chaque modification.

 

Étape 1 : les conditions liées à votre société

Les quatre premières questions portent sur la structure : taille, participations financières, actionnariat et régime d’investissement. Ces conditions sont éliminatoires. Si une seule n’est pas remplie, le taux réduit est perdu, quelle que soit la rémunération versée. Le simulateur vous le signale directement sous la question.

La cinquième question concerne l’ancienneté. Pendant les quatre premiers exercices, la rémunération minimale n’est pas exigée. Comptez toutefois depuis le début réel de l’activité, y compris une période en personne physique. Le plafond de 20 % d’ATN s’applique, lui, dès le premier exercice.

Le saviez-vous ?
Une détention à 50/50 entre vous et votre société de management suffit à perdre le taux réduit. La loi exclut en effet les sociétés détenues pour moitié au moins par d’autres sociétés.

 

Étape 2 : encoder la rémunération du dirigeant

Tous les montants sont annuels. Encodez d’abord le bénéfice imposable, calculé après déduction de la rémunération actuelle. Ajoutez ensuite la rémunération brute (tantièmes compris), ainsi que les cotisations sociales et la PLCI payées par la société. Terminez par les avantages évalués à leur valeur réelle (vélo, véhicule utilitaire).

Pourquoi séparer ces montants ? Tous comptent pour atteindre la rémunération minimale. En revanche, seuls les ATN forfaitaires entrent dans le plafond de 20 %. Le simulateur doit donc les distinguer pour appliquer correctement les deux tests.

 

ATN forfaitaires : le total ou le détail

Si vous connaissez le total de vos ATN forfaitaires, encodez-le directement. Sinon, l’option « Je détaille » liste dix avantages courants (voiture, ordinateur, GSM, logement, options sur actions). Chaque ligne rappelle le forfait fiscal applicable. Pour la voiture de société, souvent l’avantage le plus lourd, vous pouvez le calculer via notre simulateur d’ATN voiture.

Important
Votre société compte plusieurs dirigeants ? Encodez celui dont la rémunération est la plus élevée, car un seul doit atteindre le minimum. Le plafond de 20 % d’ATN se vérifie par contre sur l’ensemble des dirigeants.

 

Étape 3 : quatre verdicts possibles

Le résultat s’affiche sous la forme d’un verdict, suivi de la liste des six conditions et de deux jauges. La première mesure votre rémunération face au minimum. La seconde mesure la part de vos ATN forfaitaires face au plafond.

VerdictSituationCe que montre le simulateur
Votre société a droit au taux réduitToutes les conditions sont rempliesL’ISOC économisé et votre marge au-dessus du minimum
Pas d’accès au taux réduitUne condition de structure n’est pas remplieL’ISOC dû au taux de 25 %
Mise en conformité rentableRémunération ou ATN à corriger, gain net positifL’augmentation à prévoir et le gain net annuel
Mise en conformité non rentableRémunération ou ATN à corriger, gain net négatifLe surcoût annuel de l’opération

Dans les deux derniers cas, le simulateur calcule la hausse de rémunération brute nécessaire. Il retient le plus élevé de deux montants : celui qui permet d’atteindre le minimum et celui qui ramène les ATN sous 20 %. Il compare ensuite l’économie d’ISOC au coût de cette hausse pour le dirigeant.

 

Exemples concrets : rentable ou pas ?

Voici quatre situations encodées dans le simulateur, avec les barèmes des revenus 2026.

 

Rémunération suffisante : le taux réduit est acquis

Claire est architecte en SRL. Sa société réalise 80 000 € de bénéfice imposable et lui verse 55 000 € bruts, plus 5 000 € d’ATN. Sa rémunération totale atteint 60 000 €, pour un minimum de 51 000 €. Ses ATN représentent 8,3 % de cette rémunération. Le taux réduit lui fait économiser 4 000 € d’ISOC.

Claire dispose aussi d’une marge de 9 000 € au-dessus du minimum. Cette marge la protège si un contrôle rejette certains frais et relève le bénéfice.

 

Il manque 3 000 € : l’augmentation est rentable

Karim est consultant IT. Sa société dégage 90 000 € de bénéfice et lui verse 45 000 € bruts, plus 3 000 € d’ATN. Il lui manque 3 000 € pour atteindre 51 000 €. Cette hausse lui coûte 615 € de cotisations et 1 073 € d’impôt, soit 1 688 €. L’ISOC passe de 22 500 € à 17 400 €. Karim gagne 3 412 € net par an.

Le taux réduit s’applique en effet à tout le bénéfice jusqu’à 100 000 €. Un petit complément de rémunération débloque donc une économie bien plus importante.

 

Bénéfice faible : l’augmentation coûte plus qu’elle ne rapporte

Sophie est kinésithérapeute. Sa société réalise 30 000 € de bénéfice et lui verse 20 000 € bruts. Son minimum vaut la moitié de 50 000 €, soit 25 000 €. La hausse de 5 000 € coûte 2 615 € en cotisations et impôt. L’économie d’ISOC n’atteint que 2 500 €. Sophie perdrait 115 € par an.

Sur un petit bénéfice, l’écart de 5 % entre les deux taux pèse peu. Le coût personnel de la hausse l’emporte alors rapidement.

 

Trop d’ATN : la voiture de société impose le montant

Thomas est médecin. Sa société dégage 70 000 € de bénéfice et lui verse 40 000 € bruts, plus 12 000 € d’ATN. Il atteint le minimum, mais ses ATN représentent 23,1 % de sa rémunération. Pour respecter le plafond, sa rémunération brute doit monter à 48 000 €. Ces 8 000 € supplémentaires coûtent 4 502 €, pour 5 100 € d’ISOC économisé. Le gain net reste de 598 €.

Le gain reste positif, mais la marge est mince. Réduire les ATN, par exemple avec une voiture moins chère, coûte parfois moins cher. Le simulateur teste toutefois uniquement une hausse de rémunération.

 

Hypothèses et limites du simulateur

Le simulateur utilise des hypothèses volontairement simples. Les cotisations sociales sont estimées à 20,5 % de la hausse. L’impôt suit le taux marginal du barème, sans quotité exemptée, déductions ni additionnels communaux. Le résultat donne donc un ordre de grandeur fiable, mais pas un montant au centime.

Vérifiez aussi la trésorerie de votre société. Une hausse de rémunération supérieure au bénéfice crée une perte, et le simulateur vous en avertit. Enfin, un tantième voté à l’assemblée générale après la clôture peut encore compléter la rémunération de l’exercice.

Le taux réduit reste un levier intéressant, à condition de vérifier chaque année qu’il rapporte plus qu’il ne coûte.

 

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