- Dentiste généraliste, orthodontiste ou parodontologue : trois titres professionnels
- Quelle TVA pour le dentiste indépendant ?
- Cabinet privé, clinique ou pool : trois façons de percevoir ses honoraires
- Statut social, accréditation, primes : que verse l’INAMI au dentiste ?
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Prendre rendez-vous (gratuit)Dentiste indépendant en Belgique : TVA, INAMI, honoraires et fiscalité
Comme les autres professions médicales et paramédicales, l’art dentaire obéit à des règles fiscales et administratives particulières. Le dentiste indépendant jongle entre soins remboursés, actes esthétiques soumis à la TVA et investissements lourds en équipement. Son mode d’exercice, en cabinet ou en clinique, influence aussi directement ses revenus. Ce guide reprend l’essentiel pour gérer votre activité au quotidien et prendre les bonnes décisions.
- Les soins dentaires à finalité thérapeutique restent exemptés de TVA, contrairement aux actes purement esthétiques ;
- La facturation électronique aux mutualités s’impose aux dentistes depuis le 1er septembre 2025 ;
- Le dentiste conventionné peut percevoir un statut social INAMI de 3 860,98 € pour 2025 ;
- L’équipement du cabinet s’amortit et se déduit sur plusieurs années ;
- Le passage en société devient intéressant lorsque les revenus progressent nettement.
Dentiste généraliste, orthodontiste ou parodontologue : trois titres professionnels
Pour exercer, vous devez détenir un master en sciences dentaires, un visa du SPF Santé publique et un agrément de votre Communauté. Trois titres existent : dentiste généraliste, spécialiste en orthodontie et spécialiste en parodontologie. Le dentiste généraliste effectue un stage d’un an, tandis que le spécialiste suit un stage de quatre ans.
Le numéro INAMI, l’inscription à la Banque‑Carrefour des Entreprises et l’affiliation à une caisse sociale complètent ensuite le démarrage. Notre guide pour lancer son activité de dentiste détaille chacune de ces démarches pas à pas.
Quelle TVA pour le dentiste indépendant ?
La plupart des soins dentaires relèvent de l’exemption prévue par l’article 44 du Code de la TVA. Vous ne facturez aucune TVA à vos patients et ne récupérez pas celle de vos achats. Cette règle vise tous les actes à finalité thérapeutique, qu’ils soient remboursés ou non.
Les actes purement esthétiques restent en revanche soumis à la TVA à 21 %. Si vous réalisez les deux types d’actes, vous devenez assujetti mixte. Sous 25 000 € de prestations taxables par an, vous pouvez opter pour la franchise, ce qui allège vos formalités de déclaration.
| Type de prestation | Régime TVA applicable |
|---|---|
| Détartrage, soin d'une carie | Exempté (article 44) |
| Orthodontie corrigeant un trouble fonctionnel | Exempté (article 44) |
| Blanchiment dentaire esthétique | Soumis à 21 % |
| Facettes posées pour raison purement esthétique | Soumis à 21 % |
Cabinet privé, clinique ou pool : trois façons de percevoir ses honoraires
En cabinet privé, vous percevez directement le paiement de vos patients et supportez l’ensemble des frais. En clinique ou à l’hôpital, l’établissement encaisse les honoraires et vous les reverse après déduction d’une rétrocession. Cette rétrocession se situe généralement entre 20 et 40 %, et couvre le personnel, le matériel et l’entretien.
Amina consacre deux jours par semaine à une clinique et trois jours à son cabinet. La clinique encaisse 7 000 € d’honoraires mensuels pour ses soins et en retient 35 %, soit 2 450 €. Amina perçoit donc 4 550 € nets sur cette activité.
Certains dentistes s’associent au sein d’un pool, qui perçoit les honoraires et les répartit selon le temps de travail de chacun. Cette formule allège la gestion administrative et facilite le partage des équipements coûteux.
Statut social, accréditation, primes : que verse l’INAMI au dentiste ?
Si vous adhérez à l’accord dento‑mutualiste, l’INAMI vous verse chaque année un statut social, sous réserve d’un seuil d’activité. Pour 2025, ce montant atteint 3 860,98 €, à placer sur un contrat de pension ou de revenu garanti. En contrepartie, vous respectez les tarifs fixés par l’accord.
D’autres interventions existent selon votre pratique :
- l’accréditation, réservée aux dentistes qui suivent régulièrement des formations reconnues ;
- la prime télématique, qui soutient l’utilisation des services électroniques ;
- l’indemnité de maître de stage, versée pour l’encadrement d’un stagiaire.
L’accréditation et la prime télématique constituent des recettes imposables, à déclarer avec le reste de votre activité.
Facturation électronique obligatoire pour les dentistes
Depuis le 1er septembre 2025, vous facturez vos soins ambulatoires aux mutualités par voie électronique. Seuls les dentistes âgés d’au moins 63 ans au 1er janvier 2024 conservent le choix de la facturation papier.
Vous devez également proposer un paiement électronique à vos patients, par terminal ou application bancaire. Si vous êtes assujetti mixte, la facturation électronique entre entreprises vous concerne aussi depuis 2026.
Quelles dépenses un dentiste indépendant peut-il déduire ?
Vos frais professionnels généraux restent déductibles : cotisations sociales, assurances, loyer du cabinet ou honoraires comptables.
Le dentiste déduit aussi des dépenses propres à son métier, comme les consommables, le petit matériel, les blouses ou les lunettes de protection. La trousse achetée pendant vos études peut même être valorisée au prix du marché au début de votre activité.
Le fauteuil, l’appareil de radiographie ou le scanner représentent des investissements lourds. Vous les amortissez sur plusieurs années, ce qui répartit leur déduction dans le temps.
Le choix du statut : personne physique ou société
La majorité des dentistes débutent en personne physique, une structure simple à gérer. La société devient intéressante lorsque vos revenus suffisent à compenser ses coûts de constitution et de gestion. Elle facilite aussi l’association entre confrères et la transmission du cabinet en fin de carrière.
Quelles échéances fiscales respecter en tant que dentiste ?
Vous anticipez votre impôt via les versements anticipés trimestriels, puis déposez votre déclaration fiscale annuelle à l’IPP. Si vous êtes assujetti mixte, vous déposez aussi des déclarations TVA périodiques, généralement trimestrielles. Une comptabilité suivie en temps réel vous évite toute mauvaise surprise.
Le dentiste indépendant gère une activité exigeante, où chaque choix fiscal compte. Prendre rendez-vous (gratuit) avec un expert BILLY, nos experts vous répondront avec plaisir 💬